Beaucoup de brasseurs du Rouergue se sont approprié l’avoine. C’est une fierté de voir nos céréales dans la mousse, d’autant que plusieurs malteries indépendantes, comme la Malterie du Ségala, travaillent désormais l’avoine locale (Malterie du Ségala).
Dans les Stouts et les bières noires
Classique, la « Oatmeal Stout » nous vient d’Angleterre, mais trouve de nouveaux ambassadeurs en Aveyron. L’avoine, à hauteur de 10 % à 20 % de l’assemblage, confère une texture dite « milky », presque comme un café crème en bouche. On retrouve ainsi dans certaines productions locales des arômes subtils de cacao, de noisette grillée, renforcés par l’avoine malti.
NEIPA, Pale ales et bières troubles : l’avoine fait briller les houblons
Les NEIPA (« New England IPA »), très en vogue ces cinq dernières années, doivent beaucoup à l’avoine. La céréale joue ici un rôle clé pour la fameuse robe trouble et le toucher soyeux, en soutenant les arômes explosifs des houblons fruités.
- Proportion d’avoine : généralement 15 %
- Principal intérêt : bouche enveloppante, amertume adoucie
- Exemple régional : une session NEIPA aveyronnaise marie avoine du plateau et houblons d’Occitanie
Blanches et bières légères : l’avoine en subtilité
Dans les bières de blé et autres blancheurs estivales, l’avoine, employé en faible quantité (5 à 10 %), amène du moelleux sans effacer la fraîcheur. Une astuce ancienne des moines trappistes de l’Aubrac, souvent transmise oralement, consistait à « casser » la sécheresse du froment par une poignée d’avoine floconné.